Pourquoi il ne faut pas tuer les insectes

Bonjour l'insecte !

Les insectes.

Je ne parle pas de comment certains considèrent d'autres.

Les insectes.

Même moi j'en ai peur. Surtout moi en fait.

La peur.

C'est bien elle qui nous pousse à faire de mauvais choix.
Et c'est d'eux que l'on va parler : les mauvais choix.

Mais d'abord, pourquoi est-ce nul de notre part de tuer des insectes ?

À mon sens, nous nous trompons.
Ou bien, nous faisons le choix de nous tromper.
Nous prenons le chemin le plus court pour résoudre rapidement un problème.
C'est normal.
Nous hommes et femmes, avons très souvent (voire toujours ?) fait les choses ainsi :

Le truc c'est que pour arriver à cette manière optimale, il peut s'en passer du temps.

Imaginez.
Il y a une araignée près de vous. Dans votre pièce.
Et vous avez peur des araignées.

Un des premiers réflexes que l'on peut avoir est de vouloir tuer l'araignée.
Le problème que nous nous imposons est :
comment tuer cette araignée ?

Mais nous nous trompons déjà !
C'est notre premier essai.

Bien souvent, ce n'est pas la mort de la bestiole que nous souhaitons réellement.
Mais simplement qu'elle ne soit plus là.

En effet, si cette même araignée se trouvait dans notre jardin à ce moment là et que nous n'en savions rien, aurions-nous voulu la tuer ?
Non, évidemment. On ne la savait pas là.

Le véritable problème que nous souhaitons résoudre est :
comment faire en sorte que cette araignée ne soit plus là ?

En fonction des gens, ce problème peut légèrement varier.
Il peut devenir : comment faire en sorte que cette araignée ne [...] :

C'est un de ces derniers problèmes que nous souhaitons résoudre et non le premier.

Et donc, lorsque l'on commence à se poser les bonnes questions — généralement éclipsées par nos peurs — c'est alors que l'on peut espérer comprendre nos véritables désirs.

Une solution optimale (eh oui ! il y en a plusieurs) serait par exemple de diffuser de la lavande dans les différentes pièces de notre maison.
Ou bien de disposer des bouquets de lavande un peu partout dans celle-ci.
Cela repousse les araignées.

C'est une solution optimale.
Car oui, une araignée peut pointer le bout de son nez (si elle en a un).
Et repartir aussitôt dû à la lavande sans même que vous sachiez qu'elle ait été là.

Votre problème est résolu et vous n'avez tué aucune bestiole.
De plus, ça fonctionne pour une araignée, tout comme ça fonctionnera pour les neuf cent quatre-vingt-dix neuf autres.
Cela permet également d'économiser de l'énergie (et des claquettes).

Une solution, naïve, à ce problème est de tuer la petite bête.
Ce n'est pas optimal : il faudra agir à nouveau pour chaque nouvelle araignée.

Ce qui est difficile dans ces situations là c'est que, malheureusement, qu'importe la variation du problème choisie, la solution "tuer" fonctionne dans tous les cas.
C'est pourquoi il n'est pas évident de se rendre compte que ce n'est pas une solution optimale.

La difficulté de ces situations est résumée en cette seule question :
comment reconnaître qu'une solution n'est pas optimale ?

Généralement, c'est une solution intuitive, on y pense sans y penser.
Directement.
Mais une fois entraînés, nous pourrions instantannément (intuitivement ?) trouver des solutions optimales, d'où le généralement.

Le plus important reste de s'intéresser à la portabilité de notre solution.
Notre solution en est une mais est-elle bâtie sur des actions admissibles par tout temps, en tout lieu, sur quiconque ?

Ici, c'était une araignée que nous voulions éliminer.
Nous pouvions la tuer sans remords.
Notre voisin, c'est différent.
Le devions-nous ?

C'est une chose bien connue.
Ce n'est pas parce que l'on peut faire quelque chose que l'on doit.

Voilà donc un point essentiel sur lequel méditer lorsque l'on trouve une solution :
Pourrais-je l'appliquer qu'importe les circonstances et les acteurs de mon problème ?


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Publié le : 2017/08/04